Jeans et mikis – l’extraordinaire Zoar

Le jeans à ses débuts … 

A la Gentle, on a décidé avant cette rentrée, de vous parler d’un tissu bien français : la toile denim à l’origine même du jean. Nos amis américains n’ont rien inventé, la toile denim comme son nom l’indique a été inventée … à Nîmes ! Les premiers jeans sur le marché proviennent tout d’abord de Gênes en Italie, mais la toile italienne de ton beige et salissante, ouvre la voie au développement du denim français fabriqué à partir de toile de laine et de soie en armure de serge, résistante et teinte en indigo. Reste que le jean tel que nous le connaissons, est bel et bien un vêtement développé par notre cousin d’Amérique, plus précisément par Lévi-Strauss et Jacob Davis. Rendons à César ce qui est à César. 

 … à ceux de nos jours 

Dans l’optique de continuer à habiller l’homme et la femme de la tête au pied, la Gentle s’est donc lancée dès ses débuts, dans l’aventure du jeans. Nous ne pouvions pas en effet, ne pas proposer d’alternative responsable, locale et durable concernant ces vêtements, devenus des icônes dans nos quotidiens. Le jean est le vêtement le plus vendu dans le monde, 63 millions par an rien qu’en France, et sa fabrication est bien souvent loin d’être responsableAujourd’hui, la totalité de nos jeans Gentle sont confectionnés en France, en région Parisienne. Certains, comme celui issu de notre collaboration avec 1083 ou bien comme notre jean femme Betty gris sont en fibres biologiques ou recyclées.  

 

Zoar, acteur du  »jeans » responsable.

Mais si nous parlons du jeans, quoi de mieux que de mettre en lumière un autre acteur responsable que nous-même ? Zoar, jeune Montpelliérain a lancé récemment sa propre marque, issue de l’upcycling du jean. Il vient habiller … votre tête. Zoar, s’inspire du Miki breton, partie intégrante de la tenue de travail des marins bretons. On lui laisse la parole !  

 

 

 

Zoar, parle nous un peu de toi, de ton parcours, qui es-tu ? 

Salut ! Je viens de Montpellier et c’est ici que j’ai créé ma marque MIARAKA début 2017. Après mon bac je suis parti à Paris quelques années, entre autres, pour faire des études en communication visuelle puis je suis rentré à Montpellier et j’ai fait de l’alternance dans une chaîne de prêt-à-porter bien connue de la Gentle team ?. Je dis ‘’entre autres’’ parce qu’à ce moment j’étais beaucoup dans le beatmaking hiphop et qu’à Paris il y a beaucoup de connexion à faire dans ce milieu. Au-delà de mon amour pour les cultures urbaines et leur lifestyle, c’est l’envie de liberté dans le travail, et un peu plus tard les réflexions sur ce qui nous entoure qui m’ont poussé à créer un univers qui me correspond. 

 

 

Que fais-tu dans ton quotidien de jeune chef d’entreprise ? 

En ce moment je prépare la rentrée qui commence par le Who’s next le 6 septembre et les collections à venir. Le matin je suis souvent chez moi pour vérifier mes mails,  gérer mes commandes et ma comptabilité… puis ensuite, je passe le plus clair de mon temps dans mon atelier à élaborer mes collections, les confectionner, tester des nouvelles choses et travailler les réseaux sociaux. Depuis peu et dans le but de développer mon univers, j’ai des associés qui sont axés sur les canaux commerciaux.  

 

Comment t’es venu ce talent de création, et de confection ?  

J’ai appris à coudre assez jeune car ma mère était retoucheuse et elle trouvait que c’était intéressant pour nous de savoir coudre, faire la cuisine et autres pour être indépendants plus tard. Et surtout elle en avait marre de faire nos ourlets Mais j’ai lâché à mon adolescence car j’étais passionné par le skate et la musique. Je m’y suis remis en customisant mes habits et quand la mode des jean slim et skinny est revenu, je me faisais quelques sous en retravaillant les jeans de mes potes et de leur entourage. 

L’inspiration me vient beaucoup de la rue et de son observation. Mon miki breton five panel revisité, je le vois comme quand l’on récupère une musique que l’on aime bien pour en refaire une autre à son goût 

 

 

Quels sont tes critères pour récupérer des jeans à recycler ? Comment réalises-tu tes sélections ? 

Petit retour dans le temps. Il y’a quelques années, nous sommes dans un marché aux puces et vers la fin les gens commencent à remballer et laissent des objets ou autres invendus sur place. Il y a alors une veste en jean avec un beau bleu et en bon état par terre et j’observe alors des personnes la ramasser, la regarder et la rejeter par terre. De loin je me demande alors pourquoi personne ne veut la garder et en la ramassant je vois qu’elle a un beau tissu mais une coupe vraiment moche. C’est ainsi que j’ai utilisé cette veste pour confectionner mes premiers mikis breton five panel.  

De fait, j’ai commencé au début par solliciter mon entourage, par les dons issus du tri de leurs vêtements. Je sélectionnais les pantalons en fonction de leur état et leur qualité. Les habits vraiment en bon état partaient directement dans une  »ressourcerie » pas loin de chez moi. Maintenant dans mon sourcing il y a aussi les centres de tri TLC.  

Je privilégie les jeans en 100% coton, pour la tenue du tissu et des couleurs classées par famille de teinte.  

 

L’industrie du jeans est encore, extrêmement polluante, quels conseils peux-tu donner à nos lecteurs ? 

C’est peut-être mal venu mais je conseille fortement les friperies. Evidemment il n’est pas sûr que vous trouviez exactement ce que vous recherchiez mais vous avez souvent un large choix. Et si jamais vous ne trouvez pas, le mieux est de se tourner vers des marques comme la Gentle ou Atelier Tuffery… qui en produisent de nouveaux mais de façon plus intelligente et responsable. 

 

Et la Gentle Factory justement, tu en penses quoi ?  

J’ai fait de l’alternance dans une boutique de prêt-à-porter, à savoir Bizzbee. J’ai connu la marque à ce moment-là et j’étais content d’avoir ce genre de produit en magasin car ça correspondait un peu plus à ma vision de la production. Je l’étais d’autant plus quand j’ai appris plus tard que la Gentle se démarquait et volait de ses propres ailes. 

 

Comment envisages-tu l’avenir ?  

Continuer sur cette voie là en développant des nouvelles collections et autres choses toujours en upcycling . A long terme c’est surtout vers le coté social de la mode éco-responsable que j’aimerai   développer MIARAKA. Prochainement je vais travailler avec un réseau de couturières locales pour externaliser la production, mais j’aimerai pousser plus loin et être dans la réinsertion sociale par le biais de mon entreprise et la revalorisation textile. 

Nous espérons que cet article vous a plu, on vous invite à vous rendre sur le site Internet de MIARAKA ou sur Facebook et Instagram pour aller voir les superbes réalisations de Zoar 🙂